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EN ARDECHE SOUS L'OCCUPATION - LIVRE 3

photo : couverture de EN ARDECHE SOUS L'OCCUPATION - LIVRE 3 Résumés des cinq chapitres présentés dans le livre 3

XI - 6 juillet 1944, l'incendie du château de La Chèze

Dès le début de la guerre, arrivant de Paris, madame Nicole Mimerel-Delpech, la propriétaire du domaine de La Chèze sur la commune du Cheylard, s'était installée dans le château. Elle avait à ses côtés, sa jeune fille, la préceptrice de la demoiselle ainsi que son futur époux. Le personnel domestique logeait également dans la vieille demeure. Début juin, les responsables du secteur B de l'Armée secrète avaient installé d'autorité leur poste de commandement dans la ferme inhabitée du domaine.
Le débarquement anglo-américain de Normandie, comme cela avait été prévu par la Résistance ardéchoise, entraîne l'arrivée sur le Cheylard et ses entours de plusieurs centaines de résistants (AS et FTP). La capitale des Boutières devient alors la préfecture provisoire du département (livre 3 chapitre X).
Le 5 juillet 1944, une forte colonne allemande, depuis les hauteurs de Mézilhac-Lachamp-Raphaël, tombe sur la ville. Les hommes de l'AS quittent alors La Chèze pour se porter au-devant de l'ennemi. Rien n'arrêtera les poussées de la Wehrmacht dont une partie de ses unités prendra pour cible le château avant de l'investir. Madame Mimerel et ses gens sont immédiatement placés sous bonne garde.
Les Allemands établissent pour la nuit leur Pc dans plusieurs pièces de la demeure historique. Celle-ci est bientôt en partie pillée. Nicole Mimerel va se battre pour sauver son château promis à l'incendie pour cause d'assistance aux terroristes...

XII - 12 juillet 1944, fallait-il condamner et exécuter le capitaine Francoeur ?

Pierre Batillat, alias Francoeur, est à la tête du secteur C de l'Armée secrète (région de Privas). Ses compagnies sont alors essentiellement en cantonnement dans la région de Saint-Sauveur-de-Montagut, Saint-Michel-de-Chabrillanoux, Saint-Vincent-de-Durfort. Son poste de commandement est à Gluiras. Le 5 juillet, face au raid allemand sur Le Cheylard, il reçoit l'ordre de se porter en renfort en direction de Saint-Pierreville/Saint-Christol. L'unité qu'il expédie dans ce secteur est détruite à Burianne. Toutes liaisons téléphoniques étant interrompues entre son Pc et l'Etat-major de l'AS au Cheylard et se trouvant ainsi dans l'ignorance de ce qui se passe sur le terrain. Francoeur ordonne la dispersion des hommes. Le 6 juillet, avec Pierre Charras, il part pour Privas au motif de réorganiser son service de renseignements et de récupérer un courrier important auprès de ses \"boîtes aux lettres\".
Accusé d'avoir déserté son poste en pleine bataille, Batillat est conduit à Antraigues où il est placé en résidence surveillée. Jugé par ses pairs, il est condamné à mort. Pour éviter le déshonneur on lui fournit une arme. Mais Francoeur, très sérieusement blessé à la suite d'un accident de la circulation, refuse de se suicider. On le retrouvera pourtant dans sa chambre... trois balles dans la tête...

XIII - juillet-novembre 1944, l'emprise de la Résistance sur les Boutières

Avec l'arrivée et l'installation des FFI dans la haute vallée de l'Eyrieux, les Boutières vont se mettre à l'heure de la Résistance. Du 6 juin jusqu'à la libération du département de l'Ardèche (septembre), et même au-delà, les journées seront émaillées de nombreux événements. Plusieurs d'entre eux, marquèrent plus spécialement la petite ville du Cheylard.
Ainsi la création d'un tribunal chargé de punir les collaborateurs ; ainsi la destitution de la municipalité nommée par Vichy, son retour aux affaires après la bataille du Cheylard puis à nouveau son remplacement. Mais il y eut aussi, hélas ! les jeunes FFI fusillés par les Allemands aux abords du Château de La Chèze ; les obsèques des très nombreuses victimes civiles de l'attaque de la Wehrmacht et celles des résistants morts au combat. La mise en place des Comités locaux de libération dans quasiment toutes les communes des cantons du Cheylard et de Saint-Martin-de-Valamas fut exemplaire de cette volonté des responsables de la Résistance de couvrir le secteur de leur autorité pour une renaissance du pays. Quant à la position de la droite locale maréchaliste, elle sera incarnée par l'attitude défiante du curé du Cheylard envers le nouveau pouvoir résistant.

XIV - 20 juillet 1944, le téméraire lieutenant Basile ou, de l'équipe spéciale à la 7 113e compagnie

Henri Perrin est surtout connu dans la vallée du Doux sous son pseudonyme : Basile. De Lamastre à Tournon, l'image qu'on garde de cet homme est essentiellement celle d'un \"liquidateur\" de personnes reconnues ou simplement soupçonnées de collaboration avec l'Allemand, de féaux de Vichy, voire d'hommes restés fidèles au vieux soldat de Verdun.
Il est vrai que Basile, avec son équipe spéciale, fut incontestablement le bras \"justicier\" des FTP sur le secteur. Mais il ne fut pas que cela. Ceux qui luttèrent sous ses ordres, reconnaissent en lui le chef incontesté et courageux de la 7 113e compagnie. Un téméraire même, qui se présentait toujours au combat à la tête de ses hommes. Avec eux, lors de ses embus-cades ou de ses raids, il porta de rudes coups à l'ennemi et prit une part importante dans la libération de la ville de Tournon.
Son caractère impulsif et violent, son indépendance vis-à-vis de l'appareil du Parti communiste et de l'organisation politico-militaire des Francs-tireurs et partisans, lui valurent d'être rejeté (on peut le comprendre) par leurs responsables départementaux. Aujourd'hui encore, certains anciens des FTP l'excluent de leurs rangs, refusant d'être associés à l'image négative que ses exécutions de civils pourraient faire peser sur eux tous. Sans doute omettent-ils de reconnaître qu'en ce domaine, Perrin ne fit qu'accomplir ces missions d'éliminations physiques sur ordre de son chef, Ravel.

XV - 29 juillet 1944, l'embuscade de la plaine de Banne

Depuis la mi-juillet, l'itinéraire routier Alès/Saint-Paul/les Vans/Villefort/Mende, connaît une recrudescence dans la circulation de convois allemands. Le responsable du secteur D de l'AS : Michel Bancilhon, commande alors à ses compagnies de créer un climat d'insécurité à l'en-contre de l'ennemi, le long de cet axe de liaisons. C'est ainsi que le 29 juillet, une forte colonne de véhicules allemands arrive sur l'embuscade dressée dans la plaine de Banne par les 51e et 52e Cies AS (Picard-Escudier), le 6/11 AS (Ollier de Marichard) et l'unité FTP de Ferri.
Véritable combat en rase campagne, les échanges armés commencés à 10 heures ne prendront fin que vers 17 heures. Les Allemands, pourtant forts de plusieurs centaines d'hommes et puissamment armés, se montreront incapables de contrecarrer le traquenard. Ils se retireront avec leurs blessés et leurs morts, abandonnant sur place plusieurs véhicules détruits ou endommagés.
Les résistants quitteront la plaine et le village de Banne la nuit venue, laissant dans l'inquiétude les habitants des lieux, des paysans qui avaient toutes les raisons de redouter demain. Deux jours plus tard les Allemands seront de retour (chapitre XVI).
 
 
 
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